lundi, juin 15, 2009

Merci aux bonnes armes...non non, 'pas âmes', mais bien 'armes'!

Vous êtes allongé dans un parc, au soleil, peinard. Mais voilà. Un nuage vient obstruer le chemin des rayons de soleil entre leur source et votre peau. Ou bien même, une mouche décide de faire du surplace au niveau de vos oreilles. Ou pire encore, un môme décide de jouer au ballon à côté de vous (oui, je sais, c'est terrible). Tout ça, c'est un coup des russes.

Sachez que tout ce qui vous arrive de mal est un complot de russes, dont la couleur est le bleu, c'est bien connu. Et pour faire face à ces problèmes, d'ordre humain et de forme humanoïde, mais pas aux russes, parce qu'ils sont balèzes quand même, il y a les armes blanches. Non je ne suis pas raciste, mais une arme jaune ne ferait pas sérieux, et une arme noire ferait complètement sataniste. Les armes blanches sont donc des armes qui ne sont pas initialement des armes, mais qui le sont quand même. Compliqué, tout ça, hein? Moins quand on donne quelques exemples.

Ainsi, tout le monde connaît les armes blanches telles les couteaux, les bombes lacrymogènes, et tout ces trucs là. Mais l'on connaît beaucoup moins les autres sortes d'armes blanches, qui ont bien moins de classe et d'allure, mais qui sont ô combien plus efficace, discrète, voire légales. En tout cas, on ne pourra pas vous arrêter pour les avoir en votre possession si usage n'en a pas été fait.

On ne vous arrêtera donc pas si vous avez dans votre sac, entre votre porte-monnaie et votre paquet de mouchoirs, un exemplaire de 500 pages d'Orgueil et Préjugés (oui, le bouquin!). De même, il n'y aura rien d'étonnant à trouver dans votre sac à main un appareil à raclette transportable Téfal, pour ne pas citer la marque, si vous vous rendez à une raclette-party. Et que dire d'enveloppes innocemment glissées dans une pochette? Et je ne vous parle même pas de ces calendriers des services publics avec en couverture ces fameux petits chats. Rien d'illégal, voire douteux, dans tout ça. "Ya pas baleine sous grain de sable", que dirait le commun des mortels, qui est un individu fort intelligent et perspicace, comme vous le savez.

Alors, vous devez penser que tout ce que je viens de citer peut paraître aussi innocent que l'enfant qui vient de naître.


FEIIIIINTE!


Êtes-vous vraiment de ceux qui croient que l'enfant qui vient de naître est innocent? Si oui, apprenez que vous êtes dans l'erreur, et que dans ma grande bonté, je vais vous remettre sur la droit chemin (oui, le droit, je ne suis pas gauchère, et encore moins gauche! - désolée, c'était la minute 'mauvais jeu de mot' de l'article...- ). En effet comment pouvez-vous considérer qu'un enfant qui vient de naître est innocent? Non mais sérieusement? Il passe les premiers mois de sa vie à gâcher la vôtre, pas que les premiers mois, d'ailleurs, mais ça, c'est une autre histoire. Il passe ses nuits à écourter les vôtres, et ... bref...la liste est bien trop longue pour que je vous l'énonce. Jetons le bébé avec l'eau du bain, et revenons-en au sujet principal (sisi, c'est une vrai expression! Comme quoi, la langue française est pas mal faite!).

Je disais donc qu'il ne fallait pas se fier aux apparences et aux croyances populaires. Effectivement, un bouquin, un appareil à raclette, froid, précisons le, car chaud, c'est une autre histoire, des enveloppes, et des calendriers, toutes ces petites choses peuvent paraître inoffensives. Mais c'était sans compter le génie de la nature humaine. Non. De la nature féminine, admettons le. Car un homme n'aurait jamais la subtilité de ce genre d'armes. Mais ceci n'est pas notre principal sujet du moment.

Mais pour que tout soit clair dans vos esprits, voici quelques petites mises en situations.


Situation n°1:

Dans une ruelle sombre et lugubre, et sinistre, et glauque, et isolée, et tout ce genre d'adjectifs qui font qu'on ne se sent pas trop trop en sécurité dans le coin, surtout si l'on est une jeune fille esseulée à une heure quelque peu tardive de la nuit...

Une ombre: clop clop clop (bruit de pas qui s'approchent) (ah oui, j'ai oublié de préciser, il pleuvait, cette nuit là...)

Jeune fille esseulée: voix hésitante "Y'a quelqu'un?"

L'ombre: clop clop clop (bruit de pas qui s'approchent inexorablement - c'est à dire à une vitesse pas très descriptible).

Jeune fille: voix appeurée "Laissez moi tranquille!"

L'ombre: clop clop clop (bruit de pas presque qu'arrivés) (oui, je vous promets qu'il est presque arrivé!)

Jeune fille: regarde partout autour d'elle "A l'aide!!"


Quelques clop clop clop plus tard...


Jeune fille: Voix terrorisée "Mais qui êtes vous?"

L'ombre, qui en fait, se révèle être un monsieur pas très gentil, donc pas très fréquentable: "Mon identité n'a guère d'importance..."

Jeune fille: voix tremblotante "Ne vous approchez pas!"

L'homme pas très gentil: pas très content "Ca fait maintenant plusieurs clop clop clop que je m'approche, c'est pas maintenant qu'il faut me l'interdire!" puis voix machiavélique. "Mais comme je suis pas très gentil, je ne t'aurai pas obéi" Rire machiavélique.

Jeune fille: recule, effrayée.

L'homme: s'approche.

Jeune fille: recule encore.

L'homme: s'approche encore (bon, c'est pas bientôt fini tout ça?)

Jeune fille
: s'arrête, le dos au mur.


L'homme
: continue de s'approcher.


Jeune fille
: prend son sac à bout de bras et le balance de toutes ses forces à la gueule de son assaillant.


SBAAAAAAM (oui, les bruitages ne sont pas terribles, mais ya pas beaucoup de budget)


L'homme
: "Aiiihahhahaiieuuuuuuh"


(Fin de la saynète.)


Ainsi, comme vous vous en doutez, la jeune fille finit saine et sauve. Tout ça grâce à son sac, et ce qu'il contenait. Car effectivement, vous l'avez deviné, elle avait dans son bagage, un exemplaire du recueil de quelques nouvelles de Jane Austen, d'un total de quelques 800 pages, en petites lettres, et feuilles de papier cigarettes, s'il vous plaît! (non, elle ne fume pas, fumer, c'est paaas bien!). Et oui, qui aurait pu penser, qu'un concentré de culture pouvait protéger? Comme on le dit si bien chez nous, Doctus cum libro (non, non, pas tapeeer, les latinophobes!). Comme quoi, la sagesse de Jane Austen est une arme fatale. A femme fatale, arme fatale, comme le dit si bien mon associée à côté de moi, dont le nom commence par T et finit par élinou (je ne rapporterai pas le petit 'même si ce n'est pas une femme fatale, ni une arme fatale', qui n'est pas pas purement nécessaire à ma démonstration.).

Alors, oui, comme vous le confirmera l'homme qui se balade encore avec la marque du livre sur la gueule, un bon livre (de préférence, long, et donc volumineux), peut être dissuasif, voire agressif. Mais qu'en est-il de l'appareil à raclette, froid, car chaud, la question ne se poserait pas, et que nous sommes là pour poser des questions.

Pour vous illustrer mon idée, je ne ferai pas de mise en situation, car cela risquerait d'être trop long, barbant et complètement muet (no coment, je sais, un texte n'est généralement pas parlant, enfin si, mais bon, pas dans ce sens là du terme parlant, sauf si vous avez un logiciel de lecture, mais ça, c'est une autre affaire.). Je vais donc, pour se faire, vous raconter une petite histoire.


Dans une petite ruelle sombre, sinistre, lugubre, glauque, isolée, enfin voilà, vous avez compris l'idée, je le répéterai pas, puisque ce sera toujours les mêmes situations. Il pleut (car, oui, c'est important!), c'est la nuit, le néon du lampadaire clignote (ce n'est peu être qu'un détail, mais ça permet de vraiment planter le décor.). Dans un recoin sombre de cette ruelle (ça, c'est juste pour l'effet, car y a pas de recoin à proprement parler), une jeune fille marche, d'un pas pressé, ses talons claquant sur le pavé abîmé. Comme un écho, un bruit de pas plus lent, plus posé, plus sourd, résonne. La jeune fille tourne la tête, aperçoit l'ombre, accélère le pas. L'autre pas accélère à son tour, les bruits se font de plus en plus proche. Sans vraiment faire attention, elle passe le coin, suit la ruelle, et se retrouve face à un mur. Elle se retourne, effarée, et assiste, impuissante, à l'approche de l'ombre. La stature est imposante, la respiration lourde, la voix grave. L'homme parle.
"Ba alors, poupée, on est pressée?"
Elle a peur, mais fait tout pour ne pas le montrer. "Laissez moi tranquille..." Sa voix tremble, malgré ses efforts. Elle veut reculer, mais son dos se cogne à la brique du mur.

"Relax, poupée..." L'homme fait quelques pas, réduisant encore la distance entre eux deux. "On a tout notre temps..."

"N'approchez pas..." Ses mains se resserrent sur les poignées du sac qu'elle a fait glisser de son épaule.

Un sourire s'affiche sur le visage défiguré de l'homme (ça, c'est pour que ce soit vraiment sinistre- désolée pour cette intervention, mais fallait vraiment casser le suspens, je sens bien que vous êtes trop dans l'histoire!), et il s'avance encore.

Un sourire s'affiche alors sur son visage gracieux à elle, et d'un coup, lèvre ses bras, et de toute sa force, balance son sac dans la figure déjà abîmé de l'homme.

Et pendant que l'homme se plie en deux sous l'effet de la douleur, elle en profite pour courir vers les lumières de la ville.


(Fin de la nouvelle.)


Alors oui, comme vous le confirmera l'homme qui se balade encore avec la marque de l'appareil sur la gueule, un appareil à raclette transportable peut être dissuasif, voire agressif (Merci pour les publicitaires qui ont, je l'avoue, hautement inspiré mon imagination au combien galopante!). Mais qu'en est-il des innocentes enveloppes glissées entre votre bouquin et votre appareil à raclette (le sac des femmes reste un mystère...)?

Pour vous illustrer cette idée, je ne ferai pas de mise en situation, ni de nouvelle, car vu que je l'ai déjà fait, ce serait chiant, et puis, j'ai une autre idée du tonnerre, alors vous lirez ce que j'aurai écris, ou bien c'est rien du tout (non, ne répondez pas à ça, c'était purement rhétorique!)!


Extrait du manuel de survie dans une ruelle sombre, isolée, glauque, lugubre, sinistre, un soir de pluie.


Vérifier avant toute chose que le néon du seul lampadaire de votre ruelle que vous aurez choisi de préférence glauque, isolée, lugubre, sinistre et sombre, clignote. C'est la clé pour avoir une ambiance de peur.

Assurer vous que quelqu'un, un homme, effrayant si possible, vous suit. Attention, cette étape n'est pas à négliger, car elle est indispensable. Si vous n'avez pas cette condition de remplit, inutile de passer aux étapes suivantes.

Débrouiller vous pour vous retrouver coincée, contre un mur, ça reste ma préférence, car très crédible, et efficace.


Laisser approcher l'individu jusqu'à une distance que vous jugerez correcte, une longueur de bras, un peu plus à la limite, mais pas davantage, car toute tentative de défense serait ridicule, et pas moins, car toute tentative de défense serait inefficace.


Dissuader vaguement votre agresseur de s'approcher - cette étape est rarement compliqué à effectuer, l'agresseur écoutant très rarement les conseils de sa victime-.


Quand toutes les conditions précédentes sont remplies, il est temps de passer à l'action. Glissez discrètement, ou pas, ça n'a guère d'importance, puisqu'il fait sombre, votre main dans votre sac, et sortez-en vos enveloppes.


Attachez-vous alors à lui sectionner la carotide. Si vous ne savez pas où ce situe la carotide, ni même ce que c'est, pas de soucis, contentez vous de lui entailler le visage, le cou, toute surface de peau à découvert, à l'aide du tranchant de vos enveloppes.


Quand l'ennemi est immobilisé sous la douleur, ou même la surprise, enfuyez-vous.




Astuce: Cette méthode n'est pas à 100% efficace, ce sera donc plus souvent par l'effet de la surprise que vous pourrez vous en sortir, et non la douleur.

(Fin de l'extrait.)


Alors oui, comme vous le confirmera l'homme qui se balade encore avec des cicatrices sur les joues, le cou et les mains, des enveloppes peuvent être dissuasives, voire agressives (ce propos est à nuancer: tout dépendra du format de l'enveloppe, ainsi que de son matériau...ainsi, une petite enveloppe en métal sera plus dissuasive qu'une grande enveloppe Diddl). Mais qu'en est-il de ces fameux petits chats sur les calendriers?

Pour vous illustrer cette connerie, je vais...en fait non, je ne vais rien dire de bien spécial. Je vais juste vous laisser profiter du spectacle...



Vous êtes dans une ruelle sombre, lugubre, glauque, et tout le tralala, je pense que vous avez saisi l'ambiance. Vous marchez d'un pas rapide, non pas parce que vous êtes suivie, mais parce que vous avez un besoin urgent d'aller au petit coin, et que le faire derrière une poubelle, c'est pas franchement votre truc. Un bruit derrière vous vous fait sursauté, et vous voyez quelqu'un qui s'approche. Tétanisée, vous ne savez pas quoi faire, et parano comme vous êtes, quand il se retrouve en face de vous, vous ne voyez qu'une solution. Aussi habilement qu'un manchot avec le bras valide attaché dans le dos, vous plongez votre main dans votre sac, et vous en ressortez, après avoir farfouillé dedans quelques instants, et non sans difficulté, un calendrier des services publics avec les fameux petits chatons dessus, et le planter devant le visage de votre inconnu. Bon, je vous l'avoue, à ce moment là, vous êtes plutôt comme un chat qui chie dans la braise (merci Prof Shadoko pour ton dico des expressions!), mais bon, du moment que c'est le chat qu'est dans la braise, et en parlant de chier, vous vous rappelez que vous êtes pressée, mais vous n'y pensez pas car vous êtes toujours avec votre calendrier comme seul bouclier face à l'ennemi. Et c'est alors que de sa voix chevrotante, il se décide à vous parler.


"Vous auriez pas l'heure s'il vous plaît mademoiselle?"

Effectivement vous courrez pour vous échapper, mais pas de l'ennemi. A moins que votre ennemi s'appelle "Honte Sidérale", mais ça, c'est une autre histoire (et c'est vraiment pas cool pour lui, car avec un nom pareil, tu m'étonne qu'il fasse rien d'autre dans la vie que le mal...)

(Fin de l'anecdote/histoire/blague, enfin tout ce que vous voudrez.)


Alors non, comme vous le confirmera l'homme qui se tient toujours, penaud, dans la ruelle, le calendrier avec les petits chats n'est pas dissuasif, voire agressif, mais aura au moins le mérite de paralyser votre assaillant, d'étonnement, et d'incompréhension.

Vous avez donc pu voir une petite liste d'armes blanches qui vont donc, par conséquent, bientôt être interdites.
A votre tour, donc, d'en trouver, et n'hésitez pas à nous les faire partager, même si dans ce cas, il faudra tout de suite penser à une nouvelle arme.